L’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) est une université pluridisciplinaire favorisant l’égalité des chances, avec un fort ancrage territorial en Occitanie Pyrénées‑Méditerranée. Elle accueille environ 9 500 étudiants et s’appuie sur près de 900 agents (répartis entre enseignants‑chercheurs et personnels administratifs et techniques). Implantée sur plusieurs sites dans les Pyrénées‑Orientales et l’Aude, elle dispose de 4 facultés, 3 instituts, une école d’ingénieurs et 2 écoles doctorales. Forte de 17 laboratoires de recherche, souvent associés à de grands organismes nationaux, l’UPVD se distingue dans les domaines de la transition écologique, de la biodiversité, des sciences du vivant, des sciences humaines et sociales, du droit, de l’économie et du management. https://www.univ-perp.fr.
LE PROJET - Interreg POCTEFA - EFA 191/06
"Pergélisol dans les Pyrénées : Évaluation et Gestion face au Changement Climatique - PermaPyrénées 2"
Le pergélisol — sol gelé en permanence— reste encore peu étudié dans les Pyrénées. Son dégel, lié au réchauffement, constitue une menace silencieuse, provoquant glissements de terrain et chutes de blocs qui affectent les itinéraires de montagne (Maladeta, Besiberri, Vignemale) ainsi que certaines infrastructures en altitude.
Le projet PERMAPYRENEES (POCTEFA, 2024‑2026) a permis de recueillir les premières données sur l’état thermique du pergélisol dans sept massifs des Pyrénées centrales. Néanmoins, les extrémités est et ouest de la chaîne restent encore largement inexplorées. Ces connaissances sont essentielles pour anticiper et gérer les risques liés au dégel du pergélisol dans un contexte de réchauffement rapide, qui transforme les paysages de haute montagne, modifie l’hydrologie et impacte les écosystèmes montagnards.
PERMAPYRENEES-2 a pour objectif général de détecter le pergélisol dans les Pyrénées et de limiter les risques liés à sa dégradation. Le projet rassemble une équipe pluridisciplinaire issue de plusieurs régions du territoire POCTEFA et s’appuie sur une combinaison de technologies avancées et de mesures sur le terrain. La surveillance du pergélisol sera étendue aux extrémités est et ouest de la chaîne grâce à l’usage de la télédétection, de l’instrumentation in situ et de quatre nouveaux forages qui renforceront le réseau de suivi existant. Ces données permettront de produire des cartes précises de la répartition du pergélisol et d’évaluer les zones à risque.
https://www.univ-perp.fr/recherche/projets-de-recherche/permapyrenees-2
https://permapyrenees.eu/fr/
CONTEXTE
Ce contrat de travail de travail de 2 ans à l’UPVD correspond à la première tranche de financement d’une thèse en co-tutelle (université de Perpignan Via Domitia et Université de Barcelonne).
Le projet de thèse en co-tutelle s’inscrit dans le cadre du programme Interreg POCTEFA « PermaPyrénées2 » https://permapyrenees.eu/fr/). « PermaPyrénées 2 » (EFA 191/06) est un programme de recherche transfrontalier (Andorre, Espagne, France), cofinancé par l'Union européenne et d’une durée de 3 ans (de 04/2026 à 03/2029). Il vise à caractériser la répartition actuelle du pergélisol dans les Pyrénées et son évolution spatio-temporelle dans un contexte de réchauffement global. A ce titre, il s’inscrit pleinement dans les politiques de surveillance et de prévention des risques gravitaires susceptibles d’affecter certains itinéraires de montagne et infrastructures associées.
MISSION
L’objectif de la thèse est de caractériser et quantifier les dynamiques périglaciaires survenues dans les Pyrénées de la période Tardiglaciaire (i.e. environ 20 ka) à l’actuel.
L’étude ciblera en particulier la transition glaciaire – périglaciaire des hauts reliefs pyrénéens : développement des structures périglaciaires, dynamiques des versants en lien avec le contexte topo-climatique et les héritages glaciaires/géologiques, implications dans le fonctionnement actuel de l’érosion (aléas gravitaires, éboulisation, laves torrentielles).
Dans cette optique, les travaux du/de la doctorant(e) consisteront à :
(i) dresser une carte géomorphologique des formes et formations superficielles, à l’échelle des versants composites, afin de situer les processus périglaciaires actuellement fonctionnels dans un continuum amont aval, des lignes de crêtes aux planchers de cirques glaciaires,
(ii) proposer un cadre chronologique sur la transition glaciaire – périglaciaire via des datations par exposition sur les verrous rocheux et cirques glaciaires, les glaciers rocheux, ainsi que sur les parois de fond de cirques et/ou les crêtes sommitales,
(iii) caractériser la macro-fracturation des parois rocheuses afin d’identifier la sensibilité des zones productrices et leur importance dans la cascade sédimentaire au sein du bassin versant.
Les travaux seront localisés dans les Pyrénées centrales et orientales (massifs de Néouvielle–Pic Long, Besiberri/Punta Alta et/ou Carlit/Canigou) afin d’étudier la variabilité spatiale des processus périglaciaires et l’importance des forçages topo-climatiques. Les sites d’étude s’intègrent dans le projet « PermaPyrénées 2 » et offriront l’opportunité d’approches croisées et pluridisciplinaires entre les différents partenaires. Dans le cadre du projet de thèse, les techniques analytiques envisagées sont les observations in situ, les données de télédétection (photogrammétrie, analyse de MNT, levés topographiques terrestres) et les datations d’exposition de surface rocheuse (nucléides cosmogéniques terrestres, imagerie hyperspectrale, scléromètre de Schmidt). L’ensemble de ces données pourront être intégrée dans des modèles numériques d’évolution du paysage (type Landlab).
INGENIEUR D'ETUDES en géographie physique, géosciences
Titulaire d'un MASTER
Les candidat(e)s doivent avoir suivi un cursus de Master en Géographie physique, Géosciences ou autre discipline quantitative en sciences naturelles, avec un fort intérêt pour la dynamique de la surface terrestre.
Le/la candidat(e) devra avoir des connaissances en géomorphologie quantitative, géologie du Quaternaire, et/ou télédétection.
Des compétences en modélisation numérique seront un avantage pour mener à bien ce projet et établir les collaborations envisagées.
Une forte appétence pour le travail de terrain, en équipe internationale et en milieu montagnard est nécessaire pour le projet doctoral. Le/la candidat(e) devra avoir des compétences avérées en communication orale/écrite en anglais, une maîtrise du français et/ou de l’espagnol/catalan (notamment pour les interactions sociales et la vie à Perpignan et Barcelone.